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Les fragments de Camille

24 octobre 2025

Au fil des jours, ses "tests" sont devenus plus fréquents, presque une sorte de jeu entre nous. À chaque fois que nous étions ensemble, elle trouvait un prétexte pour essayer. Si je me penchais pour attraper mon sac, elle passait sa main sur mes hanches. Si je levais les bras pour attacher mes cheveux, elle glissait un doigt sous mon aisselle. Et si, par malheur, je m’asseyais pieds nus près d’elle, elle ne pouvait pas résister à la tentation d’effleurer mes plantes de pieds.

- T’arrêtes jamais, hein ? grommelais-je souvent, tout en essayant de cacher mon sourire. 

Elle haussait les épaules, faussement innocente.

- Je veux juste comprendre comment ça marche, c’est tout !

Un jour, en plein cours d’histoire, elle a même tenté sa chance discrètement. Nous étions assises côte à côte, et alors que je prenais des notes, concentrée sur les paroles du professeur, je sentis ses doigts se poser furtivement sur ma taille. Un sursaut incontrôlé me fit gribouiller ma feuille, et je la fusillai du regard.

- Mais t’es folle ou quoi ? soufflai-je, paniquée à l’idée que quelqu’un ait remarqué.

Pauline étouffa un rire, le visage faussement sérieux.

- Juste une expérience scientifique, promis.

Ce "jeu" a continué à évoluer. Parfois, elle lançait des défis :

- Et si tu essayais de rester immobile cette fois ? Tiens, on parie que tu ne peux pas tenir dix secondes sans bouger si je te chatouille ici ?

Bien sûr, je perdais à chaque fois. Elle trouvait toujours le bon endroit, et mon corps réagissait avant même que je ne puisse me concentrer pour résister. Je savais qu’elle n’avait pas de mauvaises intentions, mais cela commençait à devenir envahissant. Par exemple, un après-midi chez moi, alors que nous faisions nos devoirs dans ma chambre, elle s’est mise à tambouriner de ses doigts sur mes côtes juste pour voir "si j’avais toujours les mêmes points faibles". J’ai fini par me lever brusquement, une main levée comme pour dire "stop".

- Pauline, sérieusement, faut que tu te calmes. C’est marrant deux secondes, mais c’est tout le temps, là.

Elle avait semblé un peu gênée, mais son sourire ne s’était pas effacé.
-D’accord, d’accord, j’arrête. Pour aujourd’hui, ajouta-t-elle avec un clin d’œil.

Malgré tout, il y avait quelque chose de presque rassurant dans son comportement. Même si ses "tests" m’exaspéraient parfois, je sentais qu’elle faisait ça sans méchanceté, presque comme une façon de renforcer notre complicité. Mais au fond de moi, je ne pouvais m’empêcher de me demander si cette obsession allait vraiment s’arrêter un jour. Pauline était têtue, et je savais qu’elle n’abandonnerait pas si facilement.

En effet, elle trouvait cela hilarant. Et pire encore, elle en a parlé aux autres. Rapidement, c’est devenu une sorte de running gag : "Lilou la chatouilleuse".

En effet, elle trouvait cela hilarant. Et pire encore, elle en a parlé aux autres. Rapidement, c’est devenu une sorte de running gag : "Lilou la chatouilleuse".

Le secret de Lilou, chapitre 1 (extrait).

23 octobre 2025

Je m'appelle Lilou, et j'ai un secret un peu gênant : je suis extrêmement chatouilleuse. Quand je dis "extrêmement", ce n'est pas juste un "haha, arrête !", mais un "s'il te plaît, ne me touche pas, je vais exploser de rire et m'effondrer par terre". Et au lycée, ça peut devenir un vrai cauchemar.

Tout a commencé au printemps quand Pauline, ma meilleure amie, a découvert mon talon d’Achille. Je ne sais plus trop comment ça s'est passé, mais je crois qu'elle voulait simplement me taquiner après un contrôle de maths raté. Elle m'a effleuré les côtes, juste une seconde, et j'ai hurlé de rire si fort que tout le monde dans la classe s'est retourné. Depuis ce jour-là, Pauline n’a pas pu s’empêcher de tester mes limites. Au début, c’était mignon. Une petite chatouille dans les côtes ou sous le bras quand je ne m’y attendais pas. Elle le faisait souvent dans les moments où je me sentais le plus détendue, et ça la faisait éclater de rire de me voir bondir comme si j’avais reçu une décharge électrique.

-  Sérieux, Lilou, t’es vraiment un cas je t’assure ! Comment quelqu’un peut être aussi chatouilleux ? disait-elle, hilare, tandis que je fronçais les sourcils, plus amusée qu’agacée. 

Le secret de Lilou, chapitre 1 (extrait).

22 octobre 2025

Une confidence très troublante

Rien d’important aujourd’hui, j’en profite pour poursuivre mon récit.

Allongés sur nos serviettes, nous avons discuté de tout et de rien, de son métier, de mes études, des derniers films ou livres à la mode. Je l’ai senti soudain hésitant.
– Tu te souviens il y a 3 ans Alice ?
– Oui, nous étions sur cette plage, avec votre fille. Pourquoi cette question ?
– J’avais été ravi de te retrouver. Tu n’étais plus une enfant, tu avais déjà bien grandi et tu avais beaucoup de charme. J’ai beaucoup pensé à toi depuis.
Il marqua un temps d’arrêt, dont je ne profitai pas pour l’interrompre. J’étais troublée.
– Je t’imaginais en maillot de bain, telle que tu es maintenant, et je caressais ton ventre, seulement ton ventre. Je ne faisais rien d’autre.
– Je n’avais que 17 ans.
– Je le savais, je ne voulais pas davantage que ces caresses. Je te le promets, je ne désirais rien de plus. J’avais le sentiment que le faire m’apporterait une certaine plénitude. Le seul fait de l’imaginer m’en faisait presque ressentir le début.
Nous étions tous les deux allongés sur le ventre, une de mes jambes le frôla. Je ne pus voir l’effet éventuel sur son sexe. Sa confidence continuait à me troubler. Il y a trois ans, je ne m’étais rendue compte de rien.
– Et maintenant, vous voudriez plus ?
L’arrivée de sa fille l’empêcha de répondre. Elle demanda en souriant si elle ne nous dérangeait pas avant de s’allonger à son tour sur sa serviette.

Extrait du journal d'Alice, 14 août 2014.

21 octobre 2025

Un revenant

Je suis en Bretagne depuis samedi, chez ma grand-mère. Je lui rends souvent visite pendant les grandes vacances. Nous ne sommes souvent que toutes les deux et nous parlons beaucoup. Ces longues conversations ont commencé alors que je savais à peine parler. Nous nous en sommes dit des choses ! Nos joies et nos espoirs, mais aussi nos déceptions, nos peines, nos chagrins. Après Justine, c’est envers elle que j’ai le moins de secrets. Je lui cache juste les trucs un peu chauds. Le soir, après le dîner, elle se couche et je bouquine, ou je regarde la télévision. Le matin, nous sortons faire quelques courses, de préférence au marché. L’après-midi, je passe quelques heures sur cette plage qui s’étire en une longue courbe de sable blond, bordée de rochers sombres et de petites criques où l’eau se retire en laissant des flaques miroitantes. Le vent transporte des odeurs mêlées d’iode, d’algues et de crème solaire. On entend, au loin, les cris d’enfants et le claquement sec des cerfs-volants. Les vagues viennent mourir doucement sur le rivage, ourlant la plage d’une mousse blanche et légère. Le sable est chaud, presque brûlant, comme si la terre elle-même voulait me serrer contre elle. Je sens la morsure légère du sel sur ma peau, ce goût de mer que le vent dépose sur les lèvres. J’aime cette atmosphère.

Hier, allongée sur une serviette et ne portant que le bas de mon bikini, j’étais plongée dans la lecture du dernier roman de l’écrivain japonais Murakami. Le soleil tapait fort, et je sentais la chaleur monter du sable, presque brûlante contre ma peau. Autour de moi, les parasols colorés formaient un patchwork mouvant au rythme du vent. Une ombre apparut sur la page que je venais d’entamer. Je levai la tête, clignai des yeux à causes du soleil et reconnu l’homme debout à côté de moi. Je n’avais pas vu Pierre, l’ancien voisin de ma grand-mère jusqu’à son divorce, depuis trois ans. Sa fille, Léa, qui doit avoir une quinzaine d'années, se tenait à ses côtés. Je m’empressai de revêtir mon haut de bikini et nous nous sommes fait la bise. Nous avons échangé quelques nouvelles puis nous avons décidé d’aller nous baigner. L’eau, d’un vert transparent, était fraîche au premier contact mais délicieuse une fois le corps entièrement mouillé. Nous nous sommes vite retrouvés à chahuter dans l’eau, Léa et moi nous acharnant à le renverser. Un peu plus tard, elle repéra sa bande d’amis et s’empressa de la rejoindre. Nous avons continué à nous éclabousser, à nous pousser. Sans l’aide de Léa, j'étais davantage en situation de faiblesse. Je poussai quelques cris lorsque sa force me faisait perdre l’équilibre. Pour le renverser à mon tour, je plongeai pour m’emparer d’une de ses chevilles. Même s’il n’est pas très bel homme (une vie trop sédentaire avec comme résultat un léger embonpoint, mais à un peu plus de 50 ans, ce n’est pas si mal), je ne détestais pas sentir son corps contre le mien. Nous sommes sortis de l’eau, ruisselants, le sable collant aussitôt à nos pieds et à nos mollets. Nous avons enjambé de nombreux autres corps - à croire que la population de la planète avait décidé de séjourner dans la petite station balnéaire – et nous nous nous sommes allongés sur nos serviettes. Autour de nous, le sable étincelait sous la lumière dorée de l’après-midi, les cris des mouettes se mêlaient aux rires des vacanciers, et la mer, au loin, scintillait comme un miroir brisé.

Extrait du journal d'Alice, 13 août 2014.

18 octobre 2025

Cris de plaisir.

Vers midi, Claire me fait changer de tenue. Laurent est allé louer dans une boutique de déguisements une tenue de soubrette. Je suis trop fourbue pour protester ni pour montrer que je prends tout cela à la légère. Je grommelle deux ou trois mots puis retourne dans la salle de bain. La tenue se compose d’une jupe très courte et d’un tablier très décolleté. Je n’ai pas le droit aux sous-vêtements qui la rendraient presque décente. Je leur mitonne un bon petit plat puis assure un service très respectueux, taches plus reposantes que celles du matin. Je déjeune ensuite toute seule dans la cuisine. 

Le repas expédié, je remets la blouse grise, je débarrasse les tables et je m’attaque à la vaisselle. Je sens une certaine tension entre mes maîtres. Je soupçonne Laurent d’avoir envie de profiter un peu plus de la situation. Il s’est régalé en me voyant m’agiter autour de lui dans des tenues montrant plus qu’elles ne cachaient mais il a aussi senti le désir monter en lui et devenir de plus en plus pressant. Claire n’a pas manqué de s’en apercevoir et lui a fermement fait comprendre qu’aucun plan cul à trois n’était à espérer, ni même à imaginer. Les dernières heures sont consacrées à l’activité domestique que j’abhorre le plus, le repassage. Une montagne de chemises, de robes, de jupes, de petites culottes, de slips, de jeans, ou encore de soutien-gorge m’attendait, comme si mes bourreaux en avaient profité pour proposer mes services de parfaite ménagères à tout leur voisinage. La lingerie, belle et coûteuse, portée par Claire indiquait sans aucun doute une jeune femme dotée d’un goût sûr. Le repassage à peine commencé, Claire et Laurent se sont dirigés vers leur chambre et les cris de plaisir poussés par mon amie confirment que je n’avais pas laissé le jeune homme indifférent. Il faudra que je lui demande si elle pousse de tels hurlements d’habitude. Ils me libèrent en fin d’après-midi. J’avais compris ce que le mot corvéable signifie. Leur appartement était tout propre.     

Extrait du journal d'Alice, 27 juin 2014.

17 octobre 2025

Une blouse de jute bien trop courte

Nous passons la soirée en boite, avec Laurent, son copain. Je dors chez eux et, après trop peu d’heures de sommeil, je me mets à leur entière disposition. Claire me tend une blouse en jute grise et me précise que je dois la porter sans aucun autre vêtement. Je rougis, ce détail n’était pas prévu au programme. Je suis fidèle à mon désir de la jouer détachée et je retourne dans la salle de bain pour me changer. La blouse est trop courte et j’ai l’impression que chacun de mes mouvements risquera de la faire exploser. Je me regarde dans la glace, elle ne recouvre que le haut de mes cuisses et arrive à rendre ma poitrine presque proéminente. Le contact avec la jute est désagréable. Je suis surprise de voir que mes mamelons ont durci dès leur premier contact avec cette matière rêche, plus destinée à la pénitence qu’au plaisir. Je sors de la pièce puis je passe la matinée à laver, briquer, nettoyer, frotter, récurer, sous les regards amusés du couple Thénardier, parvenant à oublier que mes fesses leur sautent aux yeux dès que je me baisse et que mes seins se balancent en toute liberté sous les caresses rugueuses de ma blouse.

Extrait du journal d'Alice, 25 juin 2014.

16 octobre 2025

Elle a souri, le triomphe modeste

J'ai dit à Claire que je renonçais. Elle a souri, le triomphe modeste. Je sais le prix qu’il me faudra payer, être à son entière disposition pendant une journée entière. Je crois que je vais me taper toutes les taches ménagères. Telle que je la connais, elle en fera le moins possible les jours précédents, non par fainéantise mais pour accentuer sa victoire, pour la rendre encore plus mémorable, plus écrasante. Heureusement que son appartement ne comporte que deux pièces principales. Comme ça a l’air de beaucoup amuser Claire, je vais essayer de tout prendre à la légère. Après tout, c’est un peu comme si je jouais dans un film, dès le soir je ne serai plus sa femme de ménage. Une vraie femme de ménage l'est toute sa vie. J’espère que je ne me sentirai pas trop humiliée devant Laurent, son copain. Un moment, j’avais espéré qu’il ne serait pas là mais ce ne sera pas le cas.

Extrait du journal d'Alice, 24 juin 2014.

14 octobre 2025

Fête de la musique et coupe du monde

Un dimanche dans le lit. Je n'étais ni malade, ni bien accompagnée, mais il fallait bien ça pour me remettre de cette nuit blanche passée à écouter de la musique dans différents lieux de Paris. De la musique plein les oreilles et la sensation d'avoir parcouru des millions de kilomètres ! Il fallait nous voir, rien que des filles, à chanter entre deux concerts de vieux tubes de Madonna ou de Britney Spears. Et de nous enfuir en riant lorsque nous attirions trop les groupes de garçons.

Coupe du monde, les Français et les Algériens se voient déjà en finale alors qu'ils n'ont battu que la Suisse et la Corée du Sud. Ces deux pays sont sûrement valeureux mais ne sont pas de vraies pointures. Le Portugal n'a pas réussi à vaincre les Etats-Unis et on risque de ne plus trop voir le beau Ronaldo. J'espère quand-même que le Brésil va réussir à se qualifier. Parce que Neymar, il n'est pas mal non plus.   

Extrait du journal d'Alice, 23 juin 2014.

13 octobre 2025

J'étais nue et je me suis réveillée

Le pari avec Claire me fait de plus en plus peur. J'en ai rêvé cette nuit, des hordes d'étudiants me poursuivaient dans une cité abandonnée et je perdais mes vêtements un à un alors que je courais. J'étais nue et je me suis réveillée, le corps couvert de sueur, au moment où un grand escogriffe, le plus terrifiant de la horde, était en train de me plaquer, comme au rugby. Des seins nus sous un débardeur transparent risquent de m’emmener tout droit dans un tribunal pour exhibitionnisme. Je n’ai pas non plus envie de passer pour une fille facile, voire pour une putain, même si je sais qu’il n’existe pas de sots métiers, juste des personnes sottes. Je me joue sûrement des films mais ils suffisent pour me mettre mal à l’aise, pour me faire perdre une assurance qui n’est souvent que de façade, pour me stresser.  

Extrait du journal d'Alice, 19 juin 2014.

10 octobre 2025

Pas cap ?

Avec Claire, nous partageons un goût pour les paris idiots et la croyance inflexible qu’ils doivent être respectés. Peut-être un souvenir des « t’es pas cap » de notre enfance, pas si éloignée que cela, en fin de compte. Le dernier en date : selon elle, je ne serais pas capable de venir à la fac vêtue d'un débardeur transparent sans porter de soutien-gorge. J’ai aussitôt relevé le défi par un très ferme et assuré « bien sur que si ». Je l’ai rapidement regretté car je savais qu’elle n’allait pas me lâcher avec ça. Le récit de ce pari et de mon acceptation a beaucoup amusé Justine. Je devrais le faire, d’après elle, mais plus dans un amphithéâtre que dans une salle de TD. Cela serait plus discret, sauf si un prof en profitait pour m’envoyer au tableau.

Extrait du journal d'Alice, 18 juin 2014.

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